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02.10.2008
Vinyan de Fabrice du Welz's
Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on sent l'inspiration : première seconde du film, titrages à la Noé (Gaspard) et intro à la Hadzihalilovic (le chef d'œuvre Innocence), ca sent fortement la repompe. Enfin j'imagine qu'il vaut mieux pomper sur des grands films que sur le dernier film à la mode en Europe. Tsunami figuré en un plan complètement abstrait : ça commence sur les chapeaux de roue. Enfin de l'originalité, me dis-je in petto.
Rufus Sewell et Emmanuelle Beart (aïe) sont de riches expatriés installés en Thaïlande. Leur fils unique a eu la mauvaise idée de faire du surf un jour de tsunami, et à depuis disparu. Au bout de 6 mois Emmanuelle se refuse toujours à le croire mort. Lors d'une séance diapo elle croit apercevoir son fils en arrière plan. Il n'en faudra pas plus pour entamer une quête aux confins de la Birmanie, sur la piste des trafiquants d'enfants. L'aventure tourne rapidement au désastre…
Si le film commence bien, 10 secondes plus tard on déchante vite. Emmanuelle Beart d'abord : il faut la supporter, j'y arrive difficilement. Ensuite, la première demi heure du film est tout bonnement insupportable. Mal filmé est un faible mot. Les gros plans s'enchainent via une caméra à l'épaule qui bouge dans tous les sens, le tsunami cinématographique n'est pas loin. On tente de suivre désespérément Emmanuelle et Rufus dans Bangkok, de bordel en tripot. Ouch.
Heureusement, dès que le couple part se balader en Birmanie, les choses s'arrangent nettement, la photographie de Debie aidant. Alors oui je sais, Debie a toujours un peu la même photo de film en film, ce n'est pas très original. Toujours est il que ca change des derniers films tournés en Birmanie (Rambo 4, désolé) et que cette photo apporte une ambiance inquiétante et épaisse, un peu comparable à Délivrance (juste pour la photo, hein). Bon et puis la mise en scène s'est nettement calmée, et le scénario aussi. La dernière partie du film est purement sensuelle, le cinéaste abandonne complètement toute idée de scénario pour essayer de reproduire un "trip" comme dise les jeunes, un peu mystique avec des singes et des enfants. Bon, pour être honnête c'est un peu ridicule, ca rappelle les grandes heures de Kounen et son Blueberry, mais il y a quand même quelques idées de mises en scènes intéressantes, et surtout la photo est très soignée, donnant lieu à de véritables propositions esthétiques (là je vais me faire taper dessus, j'assume). En plus les enfants birmans sont maquillés comme le Joker dans le dernier Batman, et là c'est franchement désopilant. La fin du film renvoie presque à l'animalité, aux instincts les plus primaires, exacerbés par cet environnement. La femme, du côté de l'enfant, éternellement. Qui s'oppose à une mère et son enfant peut craindre le pire.

Au final le film est vraiment bancal, sans doute raté, mais avec de beaux moments, je persiste à le penser. Les gros problèmes viennent surtout de l'interprétation (Beart, non) et de la mise en scène bien dégueulasse à certains moments du film. Quel dommage que Du Weltz ne soit pas resté sur son idée de départ à la Hadzihalilovic ! Quel beau film ca aurait été.
12:55 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, fantastique




Commentaires
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Ecrit par : Magzine en ligne | 02.10.2008
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Dr Devo
Ecrit par : Dr Devo | 05.10.2008
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