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16.04.2007
Sunshine (Danny Boyle 2007)
Plus d'un mois ! Plus d'un mois de vide intersidéral sur mon sublimissime blog ! Comment cela se fait-il, mystère… peu de films vus, c'est un fait, plus de connexion internet, ca aide bien, pas le temps d'écrire, et au final rien pendant un mois. Rassurez-vous (oui !), ca devrait reprendre assez rapidement…
Sous le soleil, il s'en passe des choses. Ca tombe bien, dans le soleil aussi nous dit en substance Danny 'la plage' Boyle. Je m'arrête un court instant pour faire une minute de silence en mémoire de la carrière cinématographique (un bien grand mot) de ce cher gentleman qui a quand même réalisé certains des pires navets du XXe siècle. Heureusement pour lui, il a, avec son dernier film, courageusement repris la route du bon sens en nous livrant un sublime 28 jours plus tard.
Y'a du soleil et des nanas, comme disait un grand penseur. Il avait sacrément raison le bougre, puisque Michelle Yeoh (yahoo ?) va réveiller le soleil en compagnie de sémillants jeunes hommes diplômé en astrophysique-métaphysique option Bruce Willis à l'université d'Oxford. Le récit commence dans l'avion, en fait dans un vaisseau spatial splendouillet ressemblant à un clou (je jure que oui). Ils sont jeunes, sportifs, votent encore à gauche et sont un panel Ipsos en apesanteur. Le soleil, ce grand guignol, menace de prendre une retraite bien méritée dans un pays d'outre mer. Pas question, dit un américain, sans toi plus de vie ici-bas. Si le soleil meurt, c'est la vie qui s'arrête ma bonne dame, oui ca ne sert pas qu'a regarder la télé en camping. Bien sur, quand on veut sauver le monde et qu'on est le seul espoir de l'humanité, on est rarement au bout de ses peines : rien ne va être épargné à nos pauvres chercheurs, des mésaventures bien pire encore que de travailler sous un gouvernement de droite en ayant une vie sociale. Bref, on n'est pas sorti de l'auberge.
Apres 28 jours plus tard, on pouvait légitiment espérer autre chose de Danny Boyle qu'un Armageddon des familles avec des vrais morceaux de patriotisme amérloque : est-ce le cas ? Suspense, la réponse est dans la suite.
Et ca commence plutôt bien : très belle photographie, effets spéciaux relativement bien utilisés (mieux en tout cas que dans le blockbuster de base) acteurs sympathiques, mise en scène et cadrage répondent présent la plupart du temps. On est dans l'espace, ca commence pépére, chacun discute de la qualité des cantines de la Nasa, bref c'est plutôt la classe. Le soleil exerce une fascination sur certains membres de l'équipage qui n'hésitent pas à risquer un cancer de la peau dans le solarium du coin. Bien sur il ya un ordinateur qui parle, bien élevé et poli comme tout, comme dans les plus beaux rêves de Bill Gates. Question montage et mise en scène, on avance doucement, on visite les locaux, on fait connaissance avec le petit personnel et on admire les belles vues et les taies d'oreillers de grand-mère Yeoh. Sur fond de musique lounge-new age on s'émerveille sur les images de synthèses, moins laides qu'a l'accoutumée, il faut bien le remarquer. Il ya un peu de mixage sonore au début (notamment dans la scène du repas) mais on arrête vite, des fois que les dialogues seraient inaudibles. Question scénario, l'option de commencer l'histoire directement dans l'espace est très bien, mais la encore, c'est très vite du déjà vu : Kubrick ou Alien sont plus que cités, voire même Zemeckis dans les pires moments.
Si la première partie du film est relativement agréable, comme on vient de le voir, le film va très vite se casser la gueule en seconde partie. A partir du moment où ils passent dire bonjour a un autre vaisseau en rade sur une aire d'autoroute, ca devient très vite illisible et complètement vulgaire. Plus aucun découpage dans les scènes d'actions, montage épileptique, musique trop présente, gros plans en cascade et cadrage aux oubliettes : en plus de ca il y a bien sur un monstre caché dans le vaisseau, comme dans la grande majorité des films de l'espace, et également des problèmes techniques et des erreurs de calculs : il manque plus que des sabres lasers et on a une compilation des films de SF du XXe siècle. La fin c'est du grand guignolesque absolu, avec citation de la bible et de la constitution américaine, happy-end et grands sentiments avant le générique.
J'y avais cru pourtant, pendant un moment. Et non. Enfin c'est quand même mieux qu'Armageddon.
14:01 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, science fiction, suspense




Commentaires
Pour moi il y a clairement un symptôme chez l'ami Danny (tiens ça pourrait être un titre de sitcom), celui de la citation indirect. A savoir que tout le film ne cherche pas autres chose qu'à faire de la citation ou plutôt pour être plus précis dans le vocabulaire, de l'évocation.
Le pas mauvais "28 jours plus tard" m'avait déjà laissé sceptique car il évoquait Romero sans jamais rien y apporter en plus à mon goût.
Là c'est un peu la même chose (du Kubrick, du Alien et même du Michael Bay !) mais en pire et en fin de compte ça donne un bannalement regardable film de SF qui part complétement en couille à la fin avec un bad-guy improbable qui pertrube l'action mais aussi toute la mise en scène (remarquons comme les plans deviennent épileptiques quand il entre en scène).
Ecrit par : Isaac Allendo | 16.04.2007
D'accord avec toi en ce qui concerne Sunshine, par contre 28 jours plus tard apporte un traitement bien différent de Romero, a mon avis, surtout par l'utilisation du cadrage et de la vidéo. En plus de cela, la portée symbolique n'est pas du tout, à mon sens encore une fois, la même chez nos deux amis.
Ecrit par : Norman Bates | 17.04.2007
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