10.11.2006
Gankutsuou (Studio Gonzo 2005)
L'autre jour, en parcourant ce blog formidable, en constatant avec émoi le nombre important de films abordés, je me suis rendu compte que j'avais complètement délaissé le coté animation et mangas. Beaucoup de films, mais peu de diversité : ce constat fait, il fallait que cela change. D'autant plus que je n'ai pas arrêté de regarder les dernières série à la mode au Japon (dont Blood+, la série interminable qui vient -enfin- de s'achever, dans le sang comme il se doit) : il y a beaucoup de choses bien peu intéressantes en ce moment, des série formidables (Ergo Proxy, j'en reparlerais peut être si elle est diffusée chez nous) et j'ai eu un véritable coup de coeur : Gankutsuou.
Gankutsuou ou la France vue de là bas, au pays de la production artistique a grande échelle et du productivisme acharné. La France parce que le studio Gonzo s'attaque a l'une des plus grande série française, Le Comte de Monte Cristo. Chez nous ce roman de Dumas fait quasiment partie de nos mythes mais qu'en est il vu du Japon ? Laissez moi vous dire que c'est rafraîchissant : intrigue remaniée, direction artistique renversante, utilisation du Francais en VO, géographie revisitée : l'action prend place dans la France telle qu'elle est vue de dehors, complètement subjective. Parisien, Marseillais, vous ne reconnaîtrez pas votre ville, pourtant elle sert de décor aux nouvelles aventure de Albert de Morcerf... Pour la visite, suivez le guide...
Nous sommes dans un futur bien lointain. La proie, vous la connaissez tous : le jeune Albert de Morcef. A ma droite, Gankutsuou, l'esprit vengeur, le roi de la caverne. Albert a une enfance heureuse : ses parents Mercedes et Fernand de Morcerf sont riches et respectés. Albert aime voyager, et à l'occasion d'une visite sur la planète Luna avec son pote Franz il fait la connaissance d'un Comte mystérieux et magnifique, le Comte de Monte Cristo. Ils vont rapidement faire connaissance et Albert va admirer son nouvel ami et l'inviter dans sa vie...
Pour faire court, Gankutsuou est un voyage. Les graphismes sublimes, inspirés de l'oeuvre de Klimt et de Goldorak, nous peignent un monde rétro-futuriste ou les comtes et comtesses se baladent en vaisseaux spatiaux et se livrent à des duels dans des robots sortis tout droit de gundam. Futurisme splendide qui change bien de la vision américaine et capitaliste du futur. Ici le futur sera romantique et digne des lumières, tout un programme... Pour vous donner un exemple, le banquier joue sa fortune sur internet via des site de bourses... Amour, amitié, trahisons, exotisme, slips bariolés et soirée jet-set dans les boites à la mode de paris : toute la soupe Dumas y est, retravaillée, stylisée à l'extrême. L'histoire arrive quand même a nous surprendre a cause justement de cette narration inversée et de la personnalité du Comte, a.k.a Gankutsuou, le roi de la caverne. En guise de trésor, le Comte est devenu une sorte d'esprit aux milles yeux, créature sublime, tantôt par sa classe et son charisme, tantôt par sa transformation style Hellsing.
26 épisodes : c'est le temps qu'il vous reste pour chialer. La fin est un déluge, une punition quasi-biblique, un feu d'artifice.
Autre particularité des graphismes, le mélange de 3D et d'animation classique en 2D, le tout coloré par des textures fixes, chatoyantes et dorées : mangez-en, la série existe en DVD, dans une édition sublime pour ne rien gâcher.
P.S. : Je n'ai pas vu la VF, je ne sais pas ce qu'elle vaut, mais il paraît qu'elle est plus que correcte...
18:26 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animation
08.06.2006
Final Fantasy VII

Attention ! Il ne s’agit pas du jeu vidéo mais bien du film. Sorti mercredi en DVD en France et jamais sorti en salles pour cause de non rentabilité (eh oui le premier Final Fantasy était sorti en salles et avait très peu marché, sans doute parce que l’on était plus prés de la démo technique que du cinéma) j’ai couru l’acheter. Je l’avait déjà vu, attention, donc je savait à quoi m’en tenir. C'est-à-dire à en prendre plein la gueule. Images d’une beauté remarquable, animation excellente, rythme soutenu pendant 1h30, c’est du film d’action pur et dur. Bon évidemment je suis un fan du jeu vidéo du même nom qui a occupé ma jeunesse innocente (…), et quel n’est pas mon plaisir que de retrouver la musique de Nobuo Oematsu (aie ! orthographe) qui passe du 16 bits de l’époque à l’orchestre symphonique. Bon, pour rien vous cacher, si vous n’avez jamais joué au jeu, vous pouvez passer votre chemin. D’abord vous ne comprendrez pas le scénario et vous n’accrocherez pas à l’univers, car ici pas le temps pour expliquer l’histoire : ca part sec et sa finit tout comme. C’est du gros bolide : c’est bodybuildé, rythmé et ca tient bien la route. Pour les connaisseurs c’est un plaisir que de retrouver les décors et les situations du jeu, de retrouver Tifa et Cloud, Barrett, Rouge 13, etc…
Cet opus est de loin bien meilleur que le premier Final Fantasy : les créatures de l’esprit (de mémoire). Là où le premier pèche par son absence de charisme, celui-ci péte le feu et se sert des personnages déjà développés par 80 h de jeu vidéo ! forcément on part avec un avantage. Quand à savoir si c’est du cinéma, c’est une autre histoire…

Sinon, dans le DVD, il y a un magnifique « Réminiscences of Final Fantasy », c’est en fait l’histoire du jeu vidéo remontée avec les images du jeu (cinématiques ou phase de jeu) et la musique du jeu ; c’est tout simplement un retour en enfance, et c’est sublime. Youpi !
09:15 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mangas
15.03.2006
Evangelion
L'évangile du manga...
Evangelion, série du mythique studio Gainax (Nadya et le secret de l'eau bleue) est sorti en 1995 au Japon. Elle remporta un succés énorme (a juste titre) : animation magnifique, scénario passionant, personnages attachants... Bref tout pour faire un carton. Sauf que l'oeuvre en question n'est pas vraiment tout publique, parfois violent, des fois à la limite de l'érotisme, la série se permet tout. Le scénario est comprehensible à plusieurs nivaux : nombreuses références à la bible et à la musique de Bach. Mais n'allez pas croire qu'Evangelion est une oeuvre religieuse : il n'est jamis question de religion, juste de la bible comme mythologie.
C'est l'histoire d'un garçon...
Qui va devenir adulte. Le tout dans un monde post apocalyptique où les gosses pilotent des robots bien étranges... Je ne dévoilerais rien de plus du scénario pour vous laisser découvrir cette série culte et en appprécier les rebondissements.
Les rebondissements... parlons en, justement. Il y en a dans chaque épisode ce qui fait qu'a chaque fin d'épisode on se jette sur le suivant : ceci tout le long des 23 épisodes. Oui, je sais la série comporte 26 épisodes, quid alors des 3 derniers ?
La fin n'a pas justifié les moyens
En effet, puisque arrivé au dernier épisode on ne connait pas la fin de l'histoire : aaarrggghhh. C'est la que le bas blesse : la fin de la série. C'est juste chaint. On suivait une histoire, passionante de surcroit avec nos petits personnages bien sympas, et là, les derniers épisodes dejantent completement : l'histoire s'arrete brutalement, les personnages deviennnent fous, nous aussi. Frustration : voire pendant 3 épisodes des images fixes alternées avec des larmoiements de gamins qui n'apporte rien à l'histoire ni au message véhiculé : mais pourquoi ??? on s'arrache les cheveuxet on reste jusqu'a la fin du tout dernier épisode, mais rien.
Cependant cette série est tout de même à voir, et 2 films sont sortis aprés la série pour donner la fin de l'histoire. Je ne les ais pas encore vus à ce jour, je vous tiendrais au courant...
Une série à placer avec Cow Boy Bebop tellement c'est culte. Mais je prefére quand même mes chers mercenaires de l'espace...
15:27 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



